L’équipe de Vigilis Tree Shelters a eu l’occasion de rendre visite à l’un de nos précieux clients forestiers au cœur du Pays de Galles du Nord au début du mois. Il pleuvait peut-être lors de notre visite, mais cela n’a pas entamé notre enthousiasme ! Niché au milieu de collines vallonnées et de vallées galloises, nous avons pu constater de visu le dévouement et la passion de Bob et Frances lorsqu’il s’agit de gérer les accotements des routes nationales et axes routiers gallois.
Bob et Frances, de North and Mid Wales Trunk Road Agents (NMWTRA), nous ont fait part de leurs grands projets, ont évoqué l’importance de l’entretien des accotements et du domaine vert routier le long des axes routiers, et nous ont offert une visite guidée. Nous avons été ravis de voir nos tubes de protection Vigilis-Bio (biodégradables dans le sol et sans plastique) se comporter remarquablement bien – ils ont résisté au climat gallois et ont assuré une protection essentielle à de jeunes plants indigènes de bouleau, de noisetier et d’aubépine au cours des deux dernières années.
Au sein de l’équipe de North and Mid Wales Trunk Road Agents (NMWTRA), Bob et Frances veillent sur les accotements de plus de 1 000 km de routes nationales, en mettant l’accent sur l’amélioration de la biodiversité et le renforcement de la présence des espèces indigènes. Ils s’emploient avec ardeur à créer des couloirs et corridors d’habitats permettant à la faune de circuler librement.
Nous leur avons posé quelques questions pendant que nous nous déplacions entre les sites de plantation….
Comment gérez-vous les accotements le long des routes nationales ?
Pour entretenir les accotements, nous :
– Gérons la végétation afin d’améliorer les habitats de la faune ; ou de protéger des éléments historiques. Nous faisons couper la végétation, comme l’herbe, au printemps et en été pour que les usagers de la route voient mieux et disposent d’un espace sûr à l’écart de la chaussée. Mais nous veillons, dans la mesure du possible, à ne pas la couper pendant la période de floraison des fleurs sauvages indigènes.
– Relions les zones boisées, les haies et les prairies afin que les animaux disposent d’espaces sûrs pour vivre, hiberner et se déplacer d’un endroit à un autre.
– Inspectons et gérons les arbres et les arbustes pour nous assurer qu’ils ne tomberont pas et ne sont pas malades.
– Protégeons notre faune et notre flore indigènes des espèces invasives et gérons les maladies nuisibles comme la chalarose du frêne.
– Plantons des arbres et des arbustes en automne et en hiver.
– Installons des points de passage pour les animaux, comme des ponts et des buses, afin que les animaux puissent traverser les routes en toute sécurité.
Les accotements routiers sont-ils de bons habitats ?
Oui, les accotements routiers offrent un excellent habitat à la faune car ils ne sont généralement pas perturbés par l’homme. Ils sont remarquables pour relier les habitats entre eux, accroître la biodiversité et offrir un refuge à certaines espèces rares.
– Les zones boisées, les arbres et arbustes indigènes fournissent de la nourriture, des sites de nidification et de repos ainsi qu’un abri pour les oiseaux, les chauves-souris et les muscardins.
– Les landes constituent un habitat pour toute une variété d’oiseaux, de reptiles et d’invertébrés.
– Les prairies riches en fleurs accueillent toute une diversité de fleurs sauvages indigènes, comme la marguerite, et offrent un habitat et des sources de nourriture précieux aux pollinisateurs et aux autres invertébrés.
– Les zones rocheuses et les éboulis sont propices aux lichens et à la mousse, et même à certains reptiles.
Nous surveillons les terres que nous possédons tout au long de l’année afin d’identifier les zones importantes pour la faune. Durant les mois d’été, nous menons des relevés approfondis pour vérifier la géométrie des parcelles et les espèces présentes sur nos accotements. Cela nous donne également l’occasion de formuler des recommandations sur les travaux à réaliser pour améliorer la biodiversité des accotements.
Pourquoi avons-nous besoin de « corridors verts » sur nos réseaux routiers ?
– Planter et entretenir les corridors verts le long de nos axes routiers améliore la qualité du paysage et protège des espèces végétales et animales importantes.
– Améliore la connectivité entre les habitats.
– Crée des espaces pour la faune, notamment les muscardins, les chauves-souris, les hiboux, les tritons, les oiseaux et bien d’autres.
– Contribue à lutter contre les effets du changement climatique.
– Planter des arbres indigènes le long de nos routes est un moyen naturel de stocker du carbone.
– Ils contribuent à créer des zones inondables et un drainage durable.



Avez-vous rencontré des obstacles ou des difficultés lors des plantations ?
Il n’y a souvent pas assez d’espace sur les portions les plus étroites du domaine vert routier (les espaces verts entre la route et la limite des terrains voisins) pour planter des arbres, car il faut un dégagement minimal entre les routes et les arbres afin d’éviter d’obstruer la visibilité des conducteurs. Nous envisageons d’autres options, comme la plantation de haies ou de fleurs sauvages dans ces zones. Il nous arrive de trouver un site qui paraît parfait pour la plantation, mais d’autres contraintes peuvent exister, comme la signalisation routière, qui rendent ces zones inadaptées à la plantation d’arbres.
Dans les zones où nous pouvons planter des arbres, il est impératif d’utiliser des tubes de protection, car cela empêche non seulement les animaux brouteurs de manger les jeunes plants, mais évite aussi que les équipes d’entretien ne fauchent ou ne débroussaillent les arbres nouvellement plantés.
La perception et la sensibilisation du public sont importantes – nous cherchons à accroître l’abondance des espèces indigènes, mais certains riverains peuvent être enclins à planter des espèces non indigènes ou ne comprennent pas pourquoi nous abattons certains arbres. La chalarose du frêne ou les arbres dangereux qui présentent un risque pour les conducteurs sont les principales raisons d’abattage et de replantation. Il est important de sensibiliser le public afin qu’il comprenne le travail essentiel que nous accomplissons.
Parlez-nous d’un projet intéressant sur lequel vous avez travaillé récemment.
Il concerne le rare petit rhinolophe. Ces chauves-souris volent souvent le long d’éléments linéaires comme les lignes d’arbres et de haies ; aussi, lorsqu’il y a des trouées dans les arbres, elles descendent, longent puis traversent souvent la route. Elles risquent donc d’être percutées par des véhicules sur les routes nationales très fréquentées. En installant une structure semblable à un pont au-dessus de la route, alignée sur la canopée, ainsi que des buses adaptées sous les routes, nous avons pu créer des itinéraires de traversée plus sûrs pour le petit rhinolophe.
Qu’avons-nous, en tant qu’équipe, retiré de cette visite ?
L’équipe de Vigilis Tree Shelters a beaucoup apprécié de découvrir comment Bob et Frances créent des couloirs d’habitats le long des routes galloises. Nous avons trouvé particulièrement intéressant qu’ils plantent des arbres indigènes partout où ils le peuvent. Beaucoup de gens veulent se concentrer sur de grandes plantations, mais eux planteront volontiers une poignée d’arbres dans une zone le long d’un axe routier dès que c’est possible, car chaque arbre compte !
Bob et Frances ont de nombreux projets et initiatives passionnants en préparation, et c’est un privilège de continuer à travailler avec eux.
Notes :
North and Mid Wales Trunk Road Agents (NMWTRA) sont chargés de gérer, d’entretenir et d’améliorer le réseau routier stratégique du Pays de Galles du Nord et du Centre pour le compte du gouvernement gallois. NMWTRA fonctionne sur la base d’un partenariat entre les 8 collectivités locales du Pays de Galles du Nord et du Centre.


