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L’agriculture du carbone en agroforesterie dans l’UE : comment les nouvelles règles du CRCF récompensent les co-bénéfices pour la biodiversité

Guides September 2026 6 min de lecture
Aerial view of rows of Vigilis tree guards installed across an open agricultural field

L’agriculture du carbone en agroforesterie est passée du principe à la paperasse cet été. En juillet 2026, la Commission européenne a adopté les premières méthodologies de certification au titre du cadre de certification des absorptions de carbone (CRCF), et l’une des trois couvre l’agriculture et l’agroforesterie sur sols minéraux. Pour quiconque plante des arbres sur des terres agricoles dans l’UE, cela change ce qu’un projet doit prouver, et cela inscrit les co-bénéfices pour la biodiversité sur le certificat plutôt que dans la brochure.

Ce qu’est réellement le CRCF

Le cadre de certification des absorptions de carbone, le règlement (UE) 2024/3012, est un système volontaire, à l’échelle de l’UE, de certification des absorptions de carbone. Il est entré en vigueur en décembre 2024 pour résoudre un problème précis : un marché volontaire du carbone saturé dans lequel les acheteurs ne pouvaient pas distinguer facilement un projet rigoureux d’un projet faible. Le cadre établit des règles communes sur ce qui compte, sur la manière dont cela est mesuré et sur qui le vérifie, avec un registre européen commun prévu pour la fin 2028.

L’agriculture du carbone est l’un des trois piliers du cadre, aux côtés des absorptions permanentes et du stockage du carbone dans les produits. L’acte délégué couvre trois types d’activités d’agriculture du carbone : l’agriculture et l’agroforesterie sur sols minéraux, la réhumidification et la restauration des tourbières et autres sols organiques, et le boisement. Les méthodologies de juillet 2026 constituent le détail opérationnel qui rend ces catégories utilisables.

Pourquoi l’agroforesterie y trouve bien sa place

L’agroforesterie présente un avantage inhabituel dans un cadre de ce type. Le carbone est stocké dans une biomasse sur pied que vous pouvez voir, mesurer et remesurer, arbre par arbre et rang par rang, plutôt qu’uniquement dans le carbone organique du sol, plus lent à évoluer et plus difficile à démontrer. Un système sylvopastoral ou en cultures en couloirs présente une densité de plantation connue, un mélange d’espèces connu et une date d’implantation connue, ce qui rend la charge de suivi gérable pour une exploitation agricole et non plus seulement pour un grand domaine.

La Commission indique explicitement que ces activités doivent produire plus que des tonnes. Elles contribuent à rendre les paysages plus résilients face au changement climatique, soutiennent la biodiversité et d’autres services écosystémiques, et renforcent la sécurité à long terme de l’approvisionnement en denrées alimentaires et en biomasse. Ce cadrage a une importance commerciale : c’est ce qui distingue une unité d’agroforesterie certifiée d’une simple compensation bon marché, et c’est ce que les acheteurs sont de plus en plus invités à démontrer.

Comment les co-bénéfices pour la biodiversité modifient la spécification

Dès lors que la biodiversité fait partie de ce que vous certifiez, les matériaux que vous laissez dans le sol cessent d’être un détail secondaire. Un projet qui séquestre du carbone pendant trente ans tout en libérant des fragments de plastique dans le sol pendant la même période se contredit lui-même. Les vérificateurs comme les acheteurs posent la question évidente : qu’advient-il des protecteurs ?

C’est là que la spécification de la protection devient une question de certification plutôt qu’une simple question d’achat. Un tube de protection biodégradable dans le sol tel que Vigilis Bio protège l’arbre pendant son implantation, puis se décompose dans le sol, sans laisser de plastique à récupérer ni de fragments à justifier. Un protecteur recyclable atteint un résultat similaire par une autre voie, à condition qu’il existe une véritable filière de collecte et de recyclage. L’une comme l’autre solution est défendable. Un tube conventionnel abandonné dans une haie ne l’est pas.

Permanence, suivi et le long terme

La certification de l’agriculture du carbone dépend de la survie des arbres. Les unités d’absorption sont délivrées sur la base du carbone mesuré et maintenu, et non sur le nombre de jeunes plants mis en terre le jour de la plantation. Cela fait de la survie à l’implantation la variable la plus importante dans l’économie d’un projet, et c’est précisément la variable que la protection des arbres a pour vocation de maîtriser.

Sur un site d’agroforesterie, la pression du broutage, le frottement du bétail, les dégâts de débroussailleuse et la dérive d’herbicide se dressent tous entre la plantation et un peuplement certifiable. Perdre 20 % d’une plantation la deuxième année ne coûte pas seulement les plants de remplacement ; cela réduit les unités d’absorption que le projet peut revendiquer sur toute sa période de comptabilisation et introduit un écart de suivi dont quelqu’un devra rendre compte. Une protection qui tient pendant toute la fenêtre d’implantation est une assurance peu coûteuse contre cela.

Que faire avant de déposer votre demande

Trois éléments méritent d’être réglés tôt. Premièrement, consignez correctement votre situation de référence (densité de plantation, espèces, espacement et date d’implantation), car reconstituer ces preuves plus tard est pénible. Deuxièmement, décidez de votre position sur la fin de vie des protecteurs dès le stade de la spécification et inscrivez-la dans la documentation du projet, au lieu de la laisser comme un coût ouvert la huitième année. Troisièmement, vérifiez comment la mise en œuvre nationale se concrétise ; le CRCF est un cadre européen, mais les dispositifs de certification et les circuits de conseil nationaux varieront d’un État membre à l’autre.

La tendance est suffisamment claire. La certification devient le droit d’entrée sur le marché de l’agriculture du carbone, et le niveau d’exigence en matière de preuves augmente. Les projets qui ont pensé leur spécification pour l’ensemble du cycle de vie, y compris ce que l’on retire de l’arbre à la fin, auront moins à démêler que ceux qui ont traité la protection comme une simple ligne budgétaire. Vous pouvez consulter le résumé des méthodologies adoptées publié par la Commission sur le site EU Climate Action.

Si vous prévoyez une plantation agroforestière et souhaitez une protection qui ne deviendra pas un problème de certification par la suite, notre réseau de distributeurs peut vous conseiller sur la spécification adaptée à votre site et à vos espèces.

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